Glossaire
Self-hosted : exécuter chez vous sans louer la plateforme à l'éditeur
Écrit par le fondateur de Portlane · 5 mai 2026 · 8 min de lecture
Self-hosted¹, SaaS³, on-premise², cloud privé : quatre mots pour une seule question. Qui possède l'exécution de votre intégration ?
Le RFP⁹ demande « hébergement France ». L'éditeur répond « SaaS³ région EU ». L'équipe sécurité demande « données sous notre contrôle ». Le commercial parle de « cloud privé managé par nous ». Quatre réponses, un seul sujet : où tournent les processus qui synchronisent commandes et stock ?
Le self-hosted¹ (auto-hébergé) désigne un logiciel que vous installez, configurez et exécutez sur votre infrastructure : datacenter, serveurs locaux, ou cloud privé dont vous payez la facture. L'éditeur fournit le binaire ou le paquet ; il n'opère pas la machine pour vous.
Les quatre modèles, sans confusion
- SaaS³ : l'éditeur héberge, opère, facture en abonnement. Vous consommez une URL.
- Self-hosted¹ : vous hébergez et opérez (ou un partenaire le fait pour vous). Licence à vie⁷ ou équivalent.
- On-premise² : self-hosted¹ dans vos locaux ou datacenter dédié, connotation « chez moi ».
- Cloud privé⁴ : self-hosted¹ dans un VPC⁵ ou un compte cloud à votre nom, pas le multi-tenant de l'éditeur.
Un iPaaS⁶ est du SaaS³ par définition : qu'est-ce qu'un iPaaS. Portlane est du self-hosted¹ par design. Ce n'est pas une qualité morale : c'est un contrat de propriété.
Ce que le self-hosted vous donne
- Contrôle des données : elles ne quittent pas votre périmètre réseau (sauf flux métier voulus).
- Contrôle des versions : vous choisissez quand monter de version, avec vos fenêtres de maintenance.
- Contrôle des accès : IAM¹¹, VPN, segmentation. Vos règles, pas celles du tenant voisin.
- Prévisibilité économique : licence à vie⁷ + infra, pas de surprise « palier dépassé » sur le tenant.
Le prix : vous opérez. Patchs OS, sauvegardes, supervision, astreinte, en interne ou chez un MSP¹². Le coût existe en SaaS³ aussi ; il est souvent invisible dans la ligne « abonnement ».
Ce que le SaaS vous donne
Il faut être juste :
- Zéro ops plateforme : pas de VM à patcher pour la couche intégration.
- Montée en charge déléguée : l'éditeur scale (en théorie) sans ticket chez vous.
- Time-to-market : URL, connecteurs, démo en douze minutes.
- Support éditeur sur l'infra qu'il connaît.
Pour des sync SaaS³-to-SaaS³ de confort, c'est rationnel. Voir louer sa plateforme data pour les limites à long terme.
Secteur régulé et souveraineté
Hôpital, défense, finance, industrie critique : la localisation des données et l'identité de l'opérateur ne sont pas des préférences, ce sont des contraintes. « Région EU » sur un SaaS³ multi-tenant rassure parfois le commercial, pas toujours le RSSI¹⁰. Le self-hosted¹ dans un datacenter français ou un cloud privé identifié répond à une lecture contractuelle plus directe.
Ce n'est pas anti-cloud. C'est anti-délégation aveugle de la couche qui porte le SI.
Self-hosted et intégration full-code
Le couple tient souvent ensemble :
- La logique vit en Python dans votre Git.
- Le runtime tourne chez vous (files d'attente¹³, workers, supervision).
- La licence est perpétuelle : vous n'arrêtez pas d'exécuter si vous cessez de négocier un abonnement.
Définitions liées : licence à vie vs abonnement, full-code vs low-code.
Où se place Portlane
Portlane est self-hosted¹ : licence à vie⁷, Python full-code⁸, exécution dans votre infrastructure. Pas de BPM¹⁴, pas de MDM¹⁵, pas d'iPaaS⁶ déguisé. Vous possédez le droit d'usage et le dépôt de flux.
Portlane est encore en développement actif. Le modèle de déploiement est posé ; ce n'est pas un guide d'installation. Récit : pourquoi nous construisons Portlane. Comparatifs : alternative Blueway, alternative Talend.
Checklist avant de choisir
- Qui opère en self-hosted¹ : équipe interne, MSP¹², éditeur à la carte ?
- Où physiquement tournent les données au repos et les journaux ?
- Quel coût de sortie du SaaS³ si vous changez d'avis dans cinq ans ?
- La couche est-elle critique (commandes, stock) ou confort (sync marketing) ?
Self-hosted¹ et SaaS³ ne s'excluent pas dans un même groupe. Ils s'excluent comme défaut pour la colonne vertébrale. Une fois posé, le débat raccourcit.
Pour aller plus loin
- Modèle économique : licence à vie vs abonnement
- Le cousin cloud : qu'est-ce qu'un iPaaS
- Location long terme : louer sa plateforme data
- Récit fondateur : pourquoi nous construisons Portlane
Questions fréquentes
Self-hosted et on-premise, c'est pareil ?
Presque. On-premise² évoque souvent vos locaux ou votre datacenter. Self-hosted¹ inclut aussi votre cloud privé (VPC⁵, compte AWS ou Azure à vous). Dans les deux cas, vous exécutez le logiciel ; l'éditeur ne l'héberge pas pour vous. La nuance est géographique et contractuelle, pas technique.
Le self-hosted est-il plus sécurisé que le SaaS ?
Ni l'un ni l'autre n'est sécurisé par défaut. Le self-hosted¹ vous donne le contrôle des données au repos, des accès réseau et des journaux, à condition d'avoir l'équipe pour le faire. Le SaaS³ délègue à l'éditeur, qui peut être excellent ou médiocre. La question est : qui assume la responsabilité, et qui a les compétences ?
Self-hosted veut-il dire open source ?
Non. Vous pouvez self-hoster un produit propriétaire sous licence à vie⁷ (Portlane, certaines suites ESB). L'open source est un autre axe : visibilité du code source. Les deux se croisent parfois, pas toujours.
Portlane est-il self-hosted ?
Oui. Vous installez et exécutez dans votre infrastructure : on-premise², cloud privé ou datacenter managé chez vous. Pas de tenant multi-client chez l'éditeur. Portlane est encore en développement actif.
Quand le SaaS reste-t-il préférable ?
Quand vous n'avez pas d'équipe ops, que le périmètre est volatil, que la conformité n'impose pas la localisation des données, et que le coût de sortie est accepté. Pour du confort applicatif cloud, le SaaS³ tient.
Glossaire
- ¹ Self-hosted : logiciel installé et exécuté sur l'infrastructure du client.
- ² On-premise : déploiement dans les locaux ou le datacenter du client.
- ³ SaaS : logiciel hébergé et opéré par l'éditeur, consommé en ligne.
- ⁴ Cloud privé : environnement cloud dédié au client (VPC, compte isolé).
- ⁵ VPC (Virtual Private Cloud) : réseau isolé dans un cloud public.
- ⁶ iPaaS : plateforme d'intégration fournie en SaaS.
- ⁷ Licence à vie : droit d'usage sans abonnement récurrent conditionnant l'exécution.
- ⁸ Full-code : logique d'intégration en code versionné.
- ⁹ RFP : appel d'offres (Request for Proposal).
- ¹⁰ RSSI : responsable de la sécurité des systèmes d'information.
- ¹¹ IAM : gestion des identités et des accès.
- ¹² MSP : prestataire managé qui opère l'infra pour le client.
- ¹³ File d'attente : stockage de messages en attente de traitement.
- ¹⁴ BPM : orchestration de processus métier.
- ¹⁵ MDM : référentiel de données maître.
Portlane en self-hosted
Licence à vie, Python full-code, dans votre infra. Pas de plateforme louée chez l'éditeur.